Pendant une agression, le cerveau passe en mode survie. Beaucoup de personnes se figent : elles ne crient pas, ne se débattent pas. Cette sidération est une réaction automatique du corps face à un danger extrême, et elle ne dit rien de votre consentement.
Se reconstruire après des violences sexuelles
Ce qui vous est arrivé n'a pas de place dans une conversation ordinaire. Ici, vous n'avez rien à prouver ni à raconter en détail. Vous pouvez lire cette page à votre rythme, et la refermer quand vous voulez.

Vous vous reconnaissez peut-être
- Des images, des sensations ou des odeurs reviennent sans prévenir, et vous ramènent là-bas.
- Votre rapport au corps, au toucher ou à la sexualité a changé.
- Vous vous sentez sale, ou coupable, alors que vous savez que la faute n'est pas la vôtre.
- Il y a des trous dans vos souvenirs, ou au contraire des détails impossibles à oublier.
- Vous n'en avez jamais parlé, ou vous en avez parlé et on ne vous a pas cru.
- Vous tenez bon en apparence, mais quelque chose s'est éteint en vous.
Ce qui se passe en vous
Quand une substance a été utilisée pour vous rendre vulnérable, on parle de soumission chimique. Les souvenirs peuvent alors être morcelés ou absents. Ce flou n'enlève rien à la réalité de ce que vous avez vécu, et il peut être une souffrance en soi.
Ensuite, le corps garde souvent l'alarme allumée : vigilance permanente, tensions, nuits hachées, difficulté à être touché. Ces réactions sont des traces de survie, et elles peuvent s'apaiser avec un travail adapté.

Comment je vous accompagne
Nous commençons par la sécurité. Les premières séances servent à apaiser le corps et à construire des appuis : le souffle, un lieu sûr intérieur en hypnose, des gestes simples pour redescendre quand une vague arrive.
Ensuite, en Rêve Éveillé Libre, nous travaillons par les images. Vous n'avez pas à décrire ce qui s'est passé : les images qui viennent, les yeux fermés, portent le travail, et vous gardez conscience de tout ce qui se passe.
Le travail sur le corps n'a lieu que si vous le souhaitez. Vous pouvez refuser tout contact, et nous travaillons alors avec le souffle et des mouvements que vous faites vous-même. Si vous acceptez le toucher, vous pouvez l'arrêter à tout moment, d'un mot ou d'un geste.
Je ne vous pousserai jamais à porter plainte, à pardonner ou à confronter qui que ce soit. Ces décisions vous appartiennent.
Commencer par le parcours de stabilisation
Après des violences sexuelles, je propose presque toujours de commencer par là : quatre séances pour que le corps retrouve un peu de sécurité, avant d'aller plus loin.
Première séance
Nous faisons connaissance et parlons de ce qui vous pèse aujourd'hui, sans revenir sur les faits si vous ne le souhaitez pas. Nous terminons par un premier exercice de souffle, pour que le corps commence à redescendre.
Deuxième séance
En hypnose, nous construisons un lieu sûr intérieur : un endroit où revenir quand une vague d'émotion arrive, au cabinet comme chez vous.
Troisième séance
Nous travaillons avec le corps et les nuits. Vous recevez l'enregistrement audio personnalisé, à réécouter chez vous entre les séances.
Quatrième séance
Nous faisons le point ensemble : ce qui a bougé, ce qui reste, et si le moment vous semble venu d'aller plus en profondeur.
Les hommes aussi
Les violences sexuelles touchent aussi des hommes, enfants, adolescents ou adultes. Ils en parlent souvent encore moins, par peur de ne pas être crus ou de ne plus être vus comme des hommes. Je leur consacre une page, parce qu'ils ont droit, eux aussi, à un endroit où être entendus.
Je connais ce chemin
Je connais ce chemin de l'intérieur, et c'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai choisi d'accompagner ces blessures-là. En séance, mon histoire reste à sa place : toute la place est pour la vôtre.
Les limites de l'accompagnement
L'hypnose, le Rêve Éveillé Libre et le travail sur le corps ne remplacent pas un suivi médical ou psychiatrique, et je ne pose pas de diagnostic. Si un médecin vous a parlé de stress post-traumatique, je peux vous accompagner en parallèle de ce suivi, jamais à sa place.
Je ne reçois pas les personnes qui vivent des troubles psychotiques (épisodes délirants, hallucinations, schizophrénie). Dans ces situations, le travail avec l'imaginaire n'est pas adapté, et un suivi psychiatrique passe en premier.
Si des idées suicidaires vous traversent, parlez-en sans attendre à votre médecin, ou appelez La Main Tendue au 143, jour et nuit. En cas d'urgence, appelez le 144.
Si vous êtes en danger aujourd'hui, votre sécurité passe avant tout le reste : appelez la police au 117. Le 142, gratuit et confidentiel, répond jour et nuit aux victimes de violences physiques, psychiques ou sexuelles, et vous oriente vers l'aide aux victimes (LAVI) de votre canton.
Si les faits sont récents, un examen médical rapide reste possible et utile, même sans plainte. Le 142 ou les urgences de l'hôpital le plus proche vous indiquent où vous adresser.
Questions fréquentes
Je n'ai pas porté plainte. Puis-je venir quand même ?
Vous êtes un homme. Est-ce que je peux quand même venir ?
Mes souvenirs sont flous. L'hypnose va-t-elle les faire revenir ?
Les faits datent de mon enfance. Est-ce que vous accompagnez aussi cela ?
Dois-je tout vous raconter lors du premier rendez-vous ?
Vous voulez en parler avant de vous décider ?
L'appel découverte de 15 minutes est gratuit et sans engagement. Vous n'aurez rien à raconter que vous ne souhaitiez pas dire.
