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Vos difficultés

Se reconstruire après des violences sexuelles

Ce qui vous est arrivé n'a pas de place dans une conversation ordinaire. Ici, vous n'avez rien à prouver ni à raconter en détail. Vous pouvez lire cette page à votre rythme, et la refermer quand vous voulez.

Une femme tient une tasse entre ses mains et regarde par la fenêtre

Vous vous reconnaissez peut-être

  • Des images, des sensations ou des odeurs reviennent sans prévenir, et vous ramènent là-bas.
  • Votre rapport au corps, au toucher ou à la sexualité a changé.
  • Vous vous sentez sale, ou coupable, alors que vous savez que la faute n'est pas la vôtre.
  • Il y a des trous dans vos souvenirs, ou au contraire des détails impossibles à oublier.
  • Vous n'en avez jamais parlé, ou vous en avez parlé et on ne vous a pas cru.
  • Vous tenez bon en apparence, mais quelque chose s'est éteint en vous.

Ce qui se passe en vous

Pendant une agression, le cerveau passe en mode survie. Beaucoup de personnes se figent : elles ne crient pas, ne se débattent pas. Cette sidération est une réaction automatique du corps face à un danger extrême, et elle ne dit rien de votre consentement.

Quand une substance a été utilisée pour vous rendre vulnérable, on parle de soumission chimique. Les souvenirs peuvent alors être morcelés ou absents. Ce flou n'enlève rien à la réalité de ce que vous avez vécu, et il peut être une souffrance en soi.

Ensuite, le corps garde souvent l'alarme allumée : vigilance permanente, tensions, nuits hachées, difficulté à être touché. Ces réactions sont des traces de survie, et elles peuvent s'apaiser avec un travail adapté.

Un visage détendu, les yeux fermés, pendant un moment de relâchement

Comment je vous accompagne

Nous commençons par la sécurité. Les premières séances servent à apaiser le corps et à construire des appuis : le souffle, un lieu sûr intérieur en hypnose, des gestes simples pour redescendre quand une vague arrive.

Ensuite, en Rêve Éveillé Libre, nous travaillons par les images. Vous n'avez pas à décrire ce qui s'est passé : les images qui viennent, les yeux fermés, portent le travail, et vous gardez conscience de tout ce qui se passe.

Le travail sur le corps n'a lieu que si vous le souhaitez. Vous pouvez refuser tout contact, et nous travaillons alors avec le souffle et des mouvements que vous faites vous-même. Si vous acceptez le toucher, vous pouvez l'arrêter à tout moment, d'un mot ou d'un geste.

Je ne vous pousserai jamais à porter plainte, à pardonner ou à confronter qui que ce soit. Ces décisions vous appartiennent.

Commencer par le parcours de stabilisation

Après des violences sexuelles, je propose presque toujours de commencer par là : quatre séances pour que le corps retrouve un peu de sécurité, avant d'aller plus loin.

400 CHF au lieu de 480 CHF4 séances sur 6 à 8 semaines

  1. Première séance

    Nous faisons connaissance et parlons de ce qui vous pèse aujourd'hui, sans revenir sur les faits si vous ne le souhaitez pas. Nous terminons par un premier exercice de souffle, pour que le corps commence à redescendre.

  2. Deuxième séance

    En hypnose, nous construisons un lieu sûr intérieur : un endroit où revenir quand une vague d'émotion arrive, au cabinet comme chez vous.

  3. Troisième séance

    Nous travaillons avec le corps et les nuits. Vous recevez l'enregistrement audio personnalisé, à réécouter chez vous entre les séances.

  4. Quatrième séance

    Nous faisons le point ensemble : ce qui a bougé, ce qui reste, et si le moment vous semble venu d'aller plus en profondeur.

Les hommes aussi

Les violences sexuelles touchent aussi des hommes, enfants, adolescents ou adultes. Ils en parlent souvent encore moins, par peur de ne pas être crus ou de ne plus être vus comme des hommes. Je leur consacre une page, parce qu'ils ont droit, eux aussi, à un endroit où être entendus.

Je connais ce chemin

Je connais ce chemin de l'intérieur, et c'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai choisi d'accompagner ces blessures-là. En séance, mon histoire reste à sa place : toute la place est pour la vôtre.

Les limites de l'accompagnement

L'hypnose, le Rêve Éveillé Libre et le travail sur le corps ne remplacent pas un suivi médical ou psychiatrique, et je ne pose pas de diagnostic. Si un médecin vous a parlé de stress post-traumatique, je peux vous accompagner en parallèle de ce suivi, jamais à sa place.

Je ne reçois pas les personnes qui vivent des troubles psychotiques (épisodes délirants, hallucinations, schizophrénie). Dans ces situations, le travail avec l'imaginaire n'est pas adapté, et un suivi psychiatrique passe en premier.

Si des idées suicidaires vous traversent, parlez-en sans attendre à votre médecin, ou appelez La Main Tendue au 143, jour et nuit. En cas d'urgence, appelez le 144.

Si vous êtes en danger aujourd'hui, votre sécurité passe avant tout le reste : appelez la police au 117. Le 142, gratuit et confidentiel, répond jour et nuit aux victimes de violences physiques, psychiques ou sexuelles, et vous oriente vers l'aide aux victimes (LAVI) de votre canton.

Si les faits sont récents, un examen médical rapide reste possible et utile, même sans plainte. Le 142 ou les urgences de l'hôpital le plus proche vous indiquent où vous adresser.

Questions fréquentes

Je n'ai pas porté plainte. Puis-je venir quand même ?
Oui. Vous n'avez besoin d'aucune démarche préalable pour consulter. Si vous voulez vous informer sur vos droits, le 142 et les centres LAVI d'aide aux victimes vous conseillent gratuitement, que vous ayez porté plainte ou non.
Vous êtes un homme. Est-ce que je peux quand même venir ?
C'est une question légitime, et vous avez le droit de vous la poser. Certaines personnes ne se sentent pas prêtes à être accompagnées par un homme, et c'est à respecter. D'autres trouvent important de vivre une relation où un homme respecte leurs limites. Nous pouvons commencer en visio, et le travail sur le corps n'a lieu que si vous le souhaitez. L'appel gratuit sert aussi à sentir si vous êtes à l'aise.
Mes souvenirs sont flous. L'hypnose va-t-elle les faire revenir ?
Non, et je ne le cherche jamais. L'hypnose ne permet pas de retrouver des souvenirs de façon fiable, et le travail peut avancer sans eux : nous partons de ce que vous ressentez aujourd'hui.
Les faits datent de mon enfance. Est-ce que vous accompagnez aussi cela ?
Oui. Je reçois des adultes qui ont vécu des violences sexuelles dans l'enfance ou l'adolescence, parfois des dizaines d'années plus tôt. Je n'accompagne pas d'enfants ni d'adolescents.
Dois-je tout vous raconter lors du premier rendez-vous ?
Non. Vous pouvez simplement me dire que vous avez vécu des violences sexuelles, sans rien ajouter. Nous commençons par ce qui vous pèse aujourd'hui, et le reste viendra, ou pas, à votre rythme.

Vous voulez en parler avant de vous décider ?

L'appel découverte de 15 minutes est gratuit et sans engagement. Vous n'aurez rien à raconter que vous ne souhaitiez pas dire.

AppelerWhatsAppAppel gratuit