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Vos difficultés

Hommes victimes de violences sexuelles : vous avez votre place ici

On en parle peu, et on écoute encore moins. Pourtant, des hommes subissent des violences sexuelles, enfants, adolescents ou adultes. Si vous êtes l'un d'eux, cette page est pour vous.

Un ponton au bord d'un lac, face aux montagnes enneigées

Vous vous reconnaissez peut-être

  • Vous n'en avez jamais parlé à personne, parfois depuis des années.
  • Vous vous demandez si un homme peut vraiment être « victime ».
  • Vous vous en voulez de ne pas vous être défendu.
  • La colère, le travail, le sport ou l'alcool vous servent à tenir.
  • La sexualité, l'intimité ou le simple fait d'être touché sont devenus compliqués.
  • Vous avez l'impression que personne ne pourrait comprendre.

Pourquoi les hommes en parlent si peu

On répète aux garçons qu'un homme se défend, qu'il ne pleure pas, qu'il ne peut pas être une proie. Quand des violences sexuelles arrivent, ces phrases se retournent contre eux. Beaucoup se taisent pendant des années, de peur de ne pas être crus, d'être moqués, ou de ne plus être vus comme des hommes.

Les violences sexuelles subies par des hommes prennent des formes très diverses : des abus dans l'enfance, par un proche, un entraîneur, un adulte de confiance ; une agression à l'adolescence ou à l'âge adulte ; une soumission chimique lors d'une soirée. La personne qui les commet peut être un homme ou une femme.

Ce que beaucoup d'hommes ont besoin d'entendre

Votre corps ne vous a pas trahi

Si votre corps a réagi pendant les faits, cela ne dit rien de votre consentement. Le corps peut réagir de façon mécanique, même dans la peur ou la sidération. Cette réaction est l'une des sources de honte les plus lourdes chez les hommes victimes, et elle n'a rien à voir avec ce que vous vouliez.

Ce que cela ne dit pas de vous

Certains hommes se demandent si ce qui s'est passé dit quelque chose de leur sexualité. Les violences sexuelles ne disent rien de votre orientation. Elles parlent de la personne qui les a commises.

Vous n'avez pas « laissé faire »

Vous ne vous êtes peut-être pas défendu. Face à un danger extrême, le corps se fige souvent. Cette sidération est automatique, et elle vous a peut-être protégé.

Pourquoi j'ai voulu cette page

Je suis moi-même un homme qui a vécu des violences sexuelles, à 17 ans. Je sais combien ces mots-là ont peu d'endroits où être entendus.

En séance, mon histoire reste à sa place. Elle fait simplement que vous n'aurez pas à me convaincre que ce que vous avez vécu est réel, ni à vous justifier d'en être encore marqué.

D'abord, se stabiliser

Nous commençons par la sécurité : le souffle, le corps, des ressources en hypnose. Vous apprenez à faire redescendre la tension autrement qu'en serrant les dents.

Ensuite, les images

En Rêve Éveillé Libre, les images portent le travail, les yeux fermés. Vous n'avez pas à raconter les faits pour avancer.

Le corps, avec votre accord

Le travail sur le corps n'a lieu que si vous le souhaitez, et vous pouvez l'arrêter à tout moment.

Les limites de l'accompagnement

L'hypnose, le Rêve Éveillé Libre et le travail sur le corps ne remplacent pas un suivi médical ou psychiatrique, et je ne pose pas de diagnostic. Si un médecin vous a parlé de stress post-traumatique, je peux vous accompagner en parallèle de ce suivi, jamais à sa place.

Je ne reçois pas les personnes qui vivent des troubles psychotiques (épisodes délirants, hallucinations, schizophrénie). Dans ces situations, le travail avec l'imaginaire n'est pas adapté, et un suivi psychiatrique passe en premier.

Si des idées suicidaires vous traversent, parlez-en sans attendre à votre médecin, ou appelez La Main Tendue au 143, jour et nuit. En cas d'urgence, appelez le 144.

Si vous êtes en danger aujourd'hui, votre sécurité passe avant tout le reste : appelez la police au 117. Le 142, gratuit et confidentiel, répond jour et nuit aux victimes de violences physiques, psychiques ou sexuelles, et vous oriente vers l'aide aux victimes (LAVI) de votre canton.

Le 142 et les centres LAVI accueillent aussi les hommes victimes de violences, que les faits soient récents ou anciens, avec ou sans plainte.

Questions fréquentes

Les faits datent de mon enfance. Est-ce trop tard ?
Non. Beaucoup d'hommes mettent des années, parfois des dizaines d'années, avant de pouvoir en parler. Il n'y a pas de délai pour s'occuper de ce qui vous a blessé.
Je préférerais en parler à un homme. Est-ce que c'est normal ?
Oui, c'est une préférence fréquente, et elle se respecte. D'autres hommes préfèrent une femme. L'important est que vous vous sentiez en sécurité avec la personne qui vous accompagne, et l'appel gratuit sert aussi à le sentir.
Faut-il que je raconte ce qui s'est passé ?
Non. Vous pouvez simplement me dire que vous avez vécu des violences sexuelles, sans rien ajouter. Le Rêve Éveillé Libre permet de travailler à partir des images, sans récit détaillé.
Ma compagne ou mon compagnon ne sait rien. Dois-je le lui dire ?
C'est à vous de décider, quand et si vous le souhaitez. Ce que vous me confiez reste entre nous, et rien n'est transmis à votre assurance.

Vous voulez en parler avant de vous décider ?

L'appel découverte de 15 minutes est gratuit et sans engagement. Vous n'aurez rien à raconter que vous ne souhaitiez pas dire.

AppelerWhatsAppAppel gratuit